dimanche 29 décembre 2013

LA MOME CAOUTCHOUC...

Il y a quelques temps tu me parlais de ma naissance, tu avais à peine sept ans quand je suis arrivée, et tu ne savais pas comment venaient les enfants et quand tu m'as vue, tu étais étonné par la mollesse du corps qui ressemblait, disais-tu, à du caoutchouc et c'est comme ça, naturellement, que tu m'as donné ce surnom.
Tu m'as toujours appelée ainsi jusqu'au mois d'aout où je t'avais eu une dernière fois au téléphone.

Je me souviens de toi, à Grenoble quand tu avais été opéré de l'appendicite, je ne sais pas quel âge j'avais mais je sais que je n'étais pas grande... on habitait à cette époque là à Istres.

Plus tard, tu avais besoin d'air iodé donc nous avons déménagé dans les Landes, j'avais sept ans et comme tu ne pouvais pas retourner à Grenoble tu est venu à l'école avec moi à Bretagne de Marsan et en y allant on regardait la nature, et un jour nous avions trouvé un petit oiseau blessé que tu avais mis dans le pupitre en classe qui, bien sur s'est requinqué pendant les cours et a profité de l'ouverture du pupitre pour prendre son envol dans la classe pour le plus grand plaisir des enfants... mais pas de l'instituteur!!

Comme toutes les petites soeurs, je te suivais pas à pas et surveillais tes conquêtes amoureuses, hi hi dans le noisetier près de la maison...

J'aimais m'asseoir à terre dans la cuisine entre tes jambes avec le gros livre de cuisine de maman avec les photos des gros gâteaux et toi tu passais des heures à coiffer mes longs cheveux, il n'y avait que toi pour me les démêler sans me les tirer.

Plus tard, tu as eu une voiture, une "ariane" que j'ai poncée pendant que toi tu étais en vacances, et papa râlait car tu ne voulais pas nous aider dans le jardin, tu disais que la terre était trop basse !!!

Nous avons grandi, toi dans différentes casernes, puisque tu étais militaire et moi dans les Landes jusqu'au jour je suis venue à l'école d'infirmières en région parisienne ce qui nous a permis de se voir beaucoup plus souvent. Cela m'a beaucoup manqué de ne pas grandir près de toi.

Nous avions nos vies mais tu as toujours étais près de moi et aussi de ma fille ainée Roxane, et c'est toi d'ailleurs qui lui avais donné son prénom, tu as été aussi mon témoin à mon mariage, toujours présent de près ou de loin..

La dernière fois que je t'ai vu c'était il y a quatre ans quand vous êtes venus dans les Landes et nous nous sommes serrés dans les bras à côté de l'école de notre enfance, je veux garder dans ma mémoire cette belle image...

Adieu mon grand frère, dans notre famille on ne disait pas que l'on s'aimait, quel dommage mais il n'est pas trop tard pour te le dire, JE T'AIME

vendredi 6 décembre 2013

DEUX HOMMES, LA LIBERTE...

Paul Eluard écrivait :
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté

Ce poème s'applique vraiment à deux hommes unis pour la même cause à des milliers de kilomètres l'un de l'autre mais aussi dans la mort, puisqu'ils nous ont quittés hier, un à 106 ans et l'autre à 95 ans.

Le premier, le docteur Pierre Aliker a été le premier martiniquais interne des hôpitaux de Paris et son diplome de chirurgien en poche est revenu en Martinique pour exercer son métier. Il a été très vite l'adjoint d'Aimé Césaire en politique. Ils se sont battus côte à côte pour une Martinique forte et libre pendant plus de 55 ans.
Cet homme était toujours en complet blanc en souvenir de son frère ainé journaliste André Aliker assassiné en 1934.

Le second, beaucoup plus connu du monde entier est Nelson Mandela et hier j'ai lu un très bel article de Chistiane Taubira (que je n'apprécie pas outre mesure) mais là c'est vraiment un superbe hommage.
Ces deux hommes aimaient le travail bien fait et ils allaient jusqu'au bout de ce qu'ils avaient décidé et surtout ils étaient désintéressés, ce qui comptait c'était le bonheur de leur peuple et leur LIBERTE.
Espérons que leurs héritiers (politiques) continueront cette ligne de conduite.

Bon voyage à ces deux hommes de PAIX et de LIBERTE...

dimanche 1 décembre 2013

DOUBLE LUTZ...

Ahhh non je ne vais pas vous parler de patinage artistique quoique ça n'en est pas si éloigné, ni de ma famille, enfin pour ceux qui savent mais je ne vais pas vous raconter ma vie ici...

Donc je vous parlais d'un double lutz effectué du haut de l'échelle il y a un mois, 2m environ, ahh oui quand je tombe je ne fais pas semblant. Après avoir appelé ma pauvre maman, que dis je appelé, hurlé, mes proprios sont descendus tant bien que mal pour essayer de me relever. Les pauvres, enfin après avoir vu que mes deux jambes bougeaient enfin que je n'allais pas être en fauteuil roulant jusqu'à la fin de mes jours, imaginez, 87 marches à monter et descendre, les pauvres ambulanciers...enfin résultat du fameux saut de l'homonyme familial, fracture du coccyx et de l'épine iliaque gauche, remarquez ça aurait pu être pire puisque l'échelle, elle, est tombée dans l'escalier en béton, un grand merci à mon ange gardien de là haut!! Tout ça pour installer un store sur ma terrasse pour avoir un peu d'intimité quand je me lève le matin...

Donc pendant 1mois je n'ai pas pu faire grand chose à part quelques photos et cet après midi vu que tout le monde était absent je me suis hasardée à aller au bas du jardin.
Voilà mes préférées:



lézard mangeant une blatte, ici elles sont très grosses et j'en ramasse tous les matins une bonne dizaine


un autre lézard sur un bois flotté sur ma terrasse, pas du tout apeuré


  la lune sur la baie




zouti jouant à cache cache dans un cocotier

 les bananes ont bien grossi

 les chenilles sont revenues dévorer le frangipanier

 la plage après 1 mois sans nettoyage, je vais avoir du travail la semaine prochaine


c'est beau !!! comment se passer de ça...

pas intérêt à rester dessous un jour de grand vent!!

zouti m'a pris mon baton le coquin!!

A bientôt...